La surcharge "BATIMENT de LIGNE RICHELIEU".

Bloc de 4 coin daté.

La surcharge effectuée sur le "Richelieu" pendant la 2ème guerre mondiale n'a pas fini de faire couler de l'encre!
En effet, tout est mystérieux dans cette émission : les dates d'utilisation, les quantités surchargées, la complaisance dont elle a fait preuve...

Essayons de d'y voir un peu plus clair, et tout d'abord lisons quelques extraits de ce qui a été dit, ça et là, sur cette surcharge....

Extraits choisis :

En 1951, dans le Catalogue Thiaude :

"Ce timbre a été surchargé sur le Richelieu en rade de New-York sur l'initiative du vaguemestre du bord. Des lettres et cartes affranchies avec ce timbre sont parvenues aux Etats-Unis et au Sénégal"

En 1975, dans le Catalogue spécialisé Storch et Francon de 1900 a 1940 + Seconde Guerre Mondiale :

"Une surcharge "par avion Bâtiment de ligne Richelieu" a été apposée en juin 1943 sur le 1F50 Pétain et sur d'autres timbres français ou coloniaux. Il s'agit d'une escroquerie qui a donné lieu à une information judiciaire et à des poursuites. Fantaisie sans valeur philatélique que les timbres soient neufs ou sur lettre."

Dans le Catalogue "Cères" de 1990. :

Surchargé sur le "Richelieu" en rade de New-York. Des lettres et cartes affranchies avec ce timbre sont parvenues aux Etats-Unis et au Sénégal.

Dans le n° 1639 de l'Echo de la Timbrologie (février 1992), article signé Bertrand Sinais de l'Académie de Philatélie :

Trois négociants américains, qui rêvaient de rééditer le coup des timbres surchargés sur le paquebot Ile de France en 1928 à New-York, prirent contact avec l'agent postal G.A. Charvet qui, on l'a vu, se montrait très favorable aux philatélistes. Ils le convainquirent d'accepter l'apposition d'une surcharge manuelle "PAR AVION BATIMENT de LIGNE RICHELIEU" sur certains timbres.[...]
Les trois négociants promoteurs de cette affaire ne s'entendirent pas et ces timbres n'eurent pas le destin prestigieux des "Ile de France" auxquels ils ressemblent pourtant beaucoup.[...]
Quoiqu'il en soit, ces timbres sont cotés depuis cette année dans le catalogue Yvert et Tellier, Tome I, à la rubrique "Poste aérienne militaire". On les rencontre dans les plus grandes ventes sur offres et ventes à prix nets.

Dans le n° 29 de Timbres magazine (novembre 2002) sous la plume d'Annette Apaire et Bertrand Sinais :

On les considéra même longtemps avec une certaine méfiance. D'abord cotés dans le catalogue Cérès au chapitre de "Poste aérienne", leur notoriété s'accrût en 1992, quand ils firent leur entrée dans le catalogue Yvert au chapitre de la "poste aérienne militaire". Dix ans plus tard, le catalogue Dallay est le premier a en donner un panoramas presque complet. On les trouve sur le Net dans un site récompensé en septembre 2001 (Note du webmaster : Il s'agit de ce site). Aujourd'hui, ils apparaissent régulièrement dans les grandes ventes sur offres et dans les ventes à prix nets... Alors, même si subsistent encore quelques critiques, ici et là, ils n'en appartiennent pas moins à la philatélie et à l'histoire d'un grand bateau dont ils portent le nom flanqué de deux ancres marines.

Dans le n° 33 de Phil'Flash le commentaire de J.F. Brun de l'Académie de Philatélie sur l'article ci-dessus (novembre 2002) :

Dossier très documenté sur les surcharges effectuées par le vaguemestre de ce bâtiment de ligne lors de son séjour aux États-Unis en 1943. Les aspects de cette opération, purement commerciale, sont mis à jour. Les noms des protagonistes cités. Chacun peut collectionner ce qu'il veut, mais autant savoir ce qu'il en est réellement: dans le cas présent, ce sont des négociants en philatélie qui se sont inspirés des surcharges du paquebot Île de France. Chose curieuse, des nouvelles valeurs sont apparues ces dernières années; à ma connaissance, lorsqu'un des principaux "artisans" de cette surcharge avait tenté de les commercialiser en France, juste après la guerre, certaines valeurs actuellement cataloguées n'existaient pas. La griffe ayant servi à ces surcharges aurait été jeté dans l'Hudson river, si on en croit la légende… Mais il existe aussi des fausses surcharges… Décidément, beaucoup de publicité pour des fabrications et des faux qui n'ont pas grand chose à voir avec la philatélie.

Ce qui est sûr :

Voyons tout d'abord ce qui est sûr dans cette affaire :

Après le débarquement anglo-américain en Afrique du Nord, le navire "Richelieu" se trouve à Dakar endommagé pendant une bataille contre des navires Anglais et de la France Libre. Il est récupéré par les forces alliées. Des travaux de réparation et de modernisation sont nécessaires. Le 30 Janvier 1943 le "Richelieu", le croiseur "Montcalm" et deux destroyers, le "Terrible" et le "Fantasque" mettent le cap sur New-York, escortés par des navires de l' "U.S. Task Force", où ils arrivent le 11 Février. Une semaine plus tard, il entre dans le bassin n°5 du Brooklyn Navy Yard. Après des essais dans la baie de Chesapeake, et après avoir fait le plein de carburant à Boston, il en repartit le 14 octobre.

L'arrivée du Richelieu à New-york.
(dessin dans le Brooklyn Eagle du 17/02/1943)

C'est pendant la présence du "Richelieu" dans le port de New-York, c'est à dire, donc, entre le 18 février et la fin du mois septembre 1943 que se déroula ce que l'on appellera l'affaire de la surcharge "Richelieu".

Le 27 novembre 1943, paraît dans la "Niagara Falls Gazette" un petit article consacré à cette surcharge :

"La surcharge d'un autre timbre français, le 1f50 brun-rouge "petit timbre" de 1942 (Scott 440), à l'usage des marins de la France Libre à bord du bâtiment de ligne Richelieu, excita récemment l'intérêt des spécialistes en timbres de New-York. La surcharge dit "Par Avion" en haut et "Batiment de Ligne Richelieu" en bas. Utilisés pendant que le navire était dans le port de Brooklynn les timbres surchargés affranchirent les courriers par avion de l'équipage à destination de l'Afrique du Nord.
On ne sait pas qui autorisa cette surcharge"

L'agent postal aurait été déféré au Tribunal Maritime mais acquitté, tenu compte qu'il n'avait retiré aucun bénéfice de cette affaire.
Une note officielle, passée à la presse en février 1945 déclare textuellement :

"Le Ministère de la marine communique qu'aucun timbre-poste portant la surcharge PAR AVION-BATIMENT DE LIGNE-RICHELIEU n'a été mis en circulation sur ce bâtiment. Une telle surcharge figurant sur certains timbres de l'état Français est donc dénuée de toute authenticité ".

La révélation de cette "supercherie" est faite, dès le 20 janvier 1944, dans un article du New York Times :

"Le timbre français est contrefait
Exclusivité du New York Times.
Washington le 20 Janvier. La délégation de la France Combattante met en garde aujourd'hui les collectionneurs de timbres contre l'achat de timbres Français portant la surcharge "Batiment de ligne Richelieu". La délégation déclare "ces timbres ne sont pas authentiques. La surcharge est contrefaite et le contrefacteur a été arrêté."

Information reprise le 23 février 1944, dans un article du Kingston NY Daily Freeman et plusieurs autres journaux :

"La délégation de Washington du Comité Français de la Libération Nationale a annoncé que les surcharges sur le timbre de France du Maréchal Pétain à 1f50, et les timbres du Sénégal et de Mauritanie, avec les mots "Batiment de ligne Richelieu", présumés destinés à l'usage des marins du navire son "contrefaits et le contrefacteur a été arrêté."

Ce qui est probable :

Dans l'écho de la timbrologie n° 1431 (1973) on peut lire le courrier de lecteur suivant :

LE TIMBRE 1.50 PÉTAIN SURCHARGÉ A NEW-YORK
Timbre de haute fantaisie, émis par la seule décision du quartier-maître vaguemestre du croiseur Richelieu lors de son mouillage dans le port de New-York en mai 1943.
La surcharge (?) a été faite par l'imprimerie Cabeilha de New-York. Les plis portant ce timbre n'ont voyagé que du port de New-York à Nassau ou Canal streets, ou certains "marchands" ont été largement approvisionnés.
De la même façon, il y eut des plis à Dakar (?) lorsque le Richelieu s'y rendit après son séjour à New-York. La supercherie découverte, l'amiral Thierry d'Argenlieu, qui commandait le croiseur prit des sanctions énergiques contre le vaguemestre. Ces timbres et plis vendus à l'époque au U.S. obtinrent des "cours" astronomiques.
Yvert n'a jamais mentionné ce "timbre", ni d'ailleurs Scott, ni Minkus, ni Gibbons.

Cet article résume à peu près tout ce qui se dit ou se pense sur cette surcharge. Il contient quelques erreurs : Le Richelieu n'est pas un croiseur mais un cuirassé, l'amiral d'Argenlieu n'a jamais commandé le Richelieu et celui-ci n'est jamais retourné à Dakar après son séjour à New-York.

Je n'ai trouvé, à ce jour, aucune preuve que les surcharges auraient été réalisées au mois de mai dans l'imprimerie "Cabeilha".
On sait qu'Emile Cabella, de la "French Printing & Publishing Corp. 228 East 45th Street, New York City" est l'imprimeur qui avait réalisé les surcharges de l'Ile de France, en 1928. Alors soit l'auteur du courrier a confondu les histoires des deux surcharges, soit les négociants new-yorkais sont, en effet, allés tout naturellement vers lui pour réaliser cette nouvelle surcharge. Si c'est le cas l'imprimeur se contenta sûrement, cette fois-ci, de fabriquer le cachet.
On peut d'ailleurs penser qu'il n'est point besoin d'aller dans une imprimerie pour apposer un cachet à main...

Si tout celà est vrai, cela prouve en tous cas que toutes les lettres qui pourraient se trouver sur le marché avec des timbres surchargés et des oblitérations d'avant mai 1943 sont des pièces "fabriquées". Quoi de plus tentant pour un faussaire que d'aposer une fausse surcharge sur des lettres ayant été réelement voyagé, postées à bord du Richelieu avant son arrivée à New-York ? Vraie lettre, vrais cachets, vraies censures, mais.... fausse surcharge !

Ce qui est très probable aussi, c'est que la surcharge des timbres et la réalisation de documents philatéliques, ait été décidée par G.A. Charvet poussé par quelques (2, 3 ?) négociants new-yorkais dont probablement :
A. Udem : 150 west 64 street. New York City.
L Tankel : General stamps company, 100 Nassau Street, New York, 38, N. Y. (Ou 10 west 65 street).
Puisqu'on les retrouve comme destinataires de la plupart des cartes postales. Ce dernier (L. Tankel), omniprésent, serait l'instigateur principal.

D'autres questions subsistent :
■ Les timbres surchargés proviennent-ils des stocks du bord, ou ont-ils été fournis par les négociants ?
■ Le cachet a-t-il bien été, comme on le prétend, jeté dans l'Hudson ?

La Surcharge :

La surcharge.

■ Surcharge : PAR AVION / BATIMENT de LIGNE / RICHELIEU.
■ Surcharge à main, un timbre à la fois.

Caractéristiques :
■ Le cadre présente plusieurs cassures : Une sur le cadre haut à droite (au dessus du "O"). Deux sur le côté gauche. Une double sur le cadre bas à droite (sous la 2ème ancre).
■ La barre du premier "T" de BATIMENT est plus courte à droite.

Ce que l'on trouve sur le marché :

Non seulement on surchargea, en ces circonstances, plusieurs centaines des timbres qui se trouvaient à bord, mais on fabriqua également des entiers postaux et quelques lettres qui furent transportées jusqu'à Dakar. Il y a, bien entendu, également des variétés.

Les timbres surchargés :
On trouve actuellement dans les ventes, un nombre relativement important de timbres surchargés. Le 1f50 brun est le plus courant, mais on trouve également d'autres "petits timbres" et des grands formats français ainsi que quelques timbres des colonies.

France : 50c. sur 75c brun (Iris).
80c. brun (Pétain).
1f. rouge (Pétain).
1f.50 brun (Pétain) .
5f. sur 10f. (Vincennes).
5f. (Hôtel-Dieu de Beaune).
10.f (Angers).
Mauritanie : 2f. rouge (couple maure).
3f. vert (couple maure).
Sénégal : 1f. brun-rouge (femme indigène).
1f. 75 outremer (femme indigène).
25c. noir (pont Faidherbe).
75c. brun-rouge (mosquée de Djourbel).
1f.25 rouge (mosquée de Djourbel).
Algérie : 1f75 bleu (Constantine).

Selon certaines informations, il aurait été surchargé 1500 timbres type Pétain à 1f50 brun, et 200 exemplaires du 1F Pétain rouge et du 50c sur 75c Mercure brun. Pour les autres, le chiffre est inconnu mais certainement peu élevé. A la lecture du faible tirage de ces timbres on peut s'étonner du nombre d'exemplaires proposés, à tout moment, dans les ventes.

Les cartes postales :

■ Elles sont toutes du type Pétain Lamagny à 1,20 francs, brun.
■ Elles comportent, en affranchissement supplémentaire, un timbre surchargé.
■ Elles sont revêtues d'un cachet "F.M." ainsi que du cachet rond CENSURE FRANÇAISE "RICHELIEU".
■ Ce cachet, contient souvent la signature G A C de G.A. Charvet.
■ N'ayant pas voyagé, certaines n'ont pas d'indication du destinataire.
■ D'autres comportent, souvent écrite au crayon, et toujours de la même écriture, le nom et l'adresse de l'un des négociants que nous supposons impliqués.
■ Elles sont oblitérées du cachet à date BATIMENT DE LIGNE RICHELIEU.
■ Beaucoup sont vendues avec un certificat de l'expert Alex Rendon.

Curieusement, ces cartes postales sont aussi bien oblitérées de 1942 que de 1943.
C'est assez incompréhensible, si l'on considère que ces cartes étaient censées avoir circulé entre le Richelieu et New-York pendant son séjour.
C'est certainement pour cette raison que l'on trouve de nombreux fragments, découpés de telle sorte que l'année de l'oblitération ne soit pas visible. Sinon, pourquoi aurait-on découpé ces entiers, au risque de leur faire perdre une partie de leur valeur ? Il est vrai aussi que cette découpe, en supprimant la partie "destinataire", permettait également de laisser supposer que la carte avait circulé.

Les lettres ayant voyagé :

■ Elles sont extrêmement rares.
■ Elles sont pour la plupart adressées à Monsieur Dejean, contrôleur des P.T.T ou à Monsieur André Peyre, commis des P.T.T tous deux à Dakar.
■ Elles comportent un cachet d'arrivée au dos, mais ces 2 agents des P.T.T. ont très bien pu les apposer eux même.

Il est d'ailleurs utile de signaler que selon les règles de l'Union Philatélique Universelle, le courrier envoyé depuis un navire stationnant dans un port doit être affranchi avec les timbres du pays hôte. Tous les courriers envoyés pendant cette période du Richelieu auraient dû être affranchis avec des timbres US.

Les variétés :

Bloc de 6 dont deux exemplaires surcharge double. Surcharge renversée sur fragment.

■ Surcharge renversée.
■ Surcharge double.
■ Tenant à non surchargé.
■ Surcharge de test sur bord de feuille.

Surcharge test sur bord de feuille.
Probablement une feuille du 5F sur 10F Vincennes
reconnaissable à la couleur "azuré" du papier.

Les faux :

Rien de plus facile, aujourd'hui que de d'imprimer une fausse surcharge sur un timbre courant.
Bien évidemment les "Richelieu" ne font pas exception à la règle. La signature d'un expert ou mieux un certificat (les signatures d'expert étant, elles aussi parfois falsifiées) sont dans tous les cas recommandées.
Certaines fausses surcharges sont grossières et se repèrent facilement (pas de cassures dans le cadre, caractères différents).
Ne pas oublier que ces timbres ont été surchargés à la main, avec de l'encre d'imprimerie qui laisse souvent des traces. Les surcharges "trop belles" et non signées sont à éviter.

Fausse surcharge.
Cadre sans cassures.
Fausse surcharge.
Type non surchargé.

Valeur :

Après la fin de la guerre, il semblerait que ces timbres, ayant été déclarés "dénués de toute authenticité" par le ministère, n'aient pas eu le succès que devaient en attendre les organisateurs.
Dans son catalogue de 1946, Edouard Berck, qui s'extasie sur les émissions de la Libération, ne les mentionne pas. Toujours rien dans le catalogue Yvert & Tellier-Champion de 1948.

En 1951, le 1f50 surchargé est coté 2250 anciens francs sur le catalogue Thiaude (Poste aérienne n° 25), c'est à dire 2 fois moins qu'un "burelé" (coté 4250 f.).
En 1984, il est coté 375 francs sur le catalogue Thiaude, c'est à dire 14 fois moins qu'un "burelé" (coté 5250 f.).
En 1992, il apparaît sur le Catalogue Yvert et Tellier à la rubrique "Poste aérienne militaire".
La même année, il est coté 750 francs sur le catalogue Cérès, soit 9 fois moins que le "burelé" (coté 6750 f.).
En 2009, il est coté 250 euros sur le catalogue Maury, c'est à dire environ 7 fois moins qu'un "burelé" (coté 1700 euros).

Les timbres et documents ayant été réalisés à New-York, et vendus aux négociants new-yorkais, ils furent pendant longtemps assez rares en France. Depuis l'avènement d'Internet et des ventes internationales de nombreux exemplaires se sont retrouvés récemment sur le marché français et, aujourd'hui, les diverses pièces se vendent en général bien en-dessous de la cote.

Voici ce qu'il me paraît raisonnable de payer aujourd'hui (2010) ces diverses pièces. Bien évidemment, ce ne sont que des indications qui peuvent varier suivant plusieurs critères : signature d'expert, certificats, qualité, etc..

Valeurs du 1f50 brun surchargé :
Timbre surchargé 80,00 €
Oblitéré (Cachet pointillé hexagonal) 100,00 €
Bloc de 4 coin daté 400,00 €
Sur entier postal à 1f20 (complaisance) 300,00 €
Sur carte postale avec USA P.A. 26 (6 cents rouge). 300,00 €
Sur lettre ayant voyagé 1000,00 €
Surcharge renversée 200,00 €
Surcharge renversée sur fragment 400,00 €

Détails :

■ Coins datés connus sur le 1f50 : 18.8.42 (le plus courant) et 9.9.42.
■ Plus grand bloc connu : 50 timbres.

Conclusion :

Bien que non officiels et ayant été créés dans des conditions douteuses, ces timbres sont aujourd'hui cotés (et bien cotés) dans la plupart des catalogues actuels. On les trouve également dans toutes les ventes, même celles des maisons les plus sérieuses.
On ne peut donc pas les considérer comme de simples "vignettes" sans valeur et sans intérêt philatélique.
Mais il faut savoir rester prudent (par rapport aux fausses surcharges) et raisonnable (par rapport aux cotes souvent trop élévées) au moment de l'achat.