XIII. Les Marques diverses.


Le 1f50 brun au type Bersier a été émis pour affranchir des courriers en France, ou au départ de France.
On parlera dans ce chapitre toutes les marques que l'on peut trouver sur ce timbre ou sur lettre affranchies avec ce timbre, et qui ne sont pas postales ou qui ne correspondent pas à l'usage auquel le timbre était destiné, à l'exception des surcharges qui ont déjà été traitées dans les chapitres "Les surcharges" ou "La libération".


Marques françaises

Oblitération Etoile rouge

Je n'ai pas encore trouvé d'explications concernant cette annulation.
(Ni la raison de la présence des deux timbres grand format rajoutés et non-oblitérés...)

Lettre expédiéée de Sèvres à Neuilly, censurée, ré-affranchie et réexpédiée vers paris.
Timbre annulé d'une étoile rouge et d'un cachet à double cercle de la même couleur.


Marques étrangères

SPECIMEN COLLECTION MAURITANIE

Après la conférence de Berne qui vit naître ce qui deviendra l'Union Postale Universelle (UPU), il fut inscrit dans le traité (Clause 2 de l'article XXIX) que chaque pays membre devait fournir au bureau un certain nombre d'exemplaires (70 ?) de chaque timbre émis. Ces timbres étaient ensuite redistribués à tous les pays membres qui étaient chargés de les collectionner et d'en donner connaissance aux divers services postaux. Le but était que les postiers de ces pays sachent reconnaître les timbres figurant sur les lettres provenant de l'étranger et dont ils devaient assurer la distribution, et qu'ils puissent plus facilement déceler les éventuelles contrefaçons.

Chaque pays était libre de gérer ces timbres à sa convenance.
En Mauritanie, des bandes de 3 de chacun des timbres furent collées, côte à côte, plus ou moins dans l'ordre de réception, sur de grandes feuilles d'album.
En 1951, un inventaire de ces collections fût réalisé à Saint Louis, au Sénégal, qui était la capitale administrative des deux colonies. Comme les timbres n'avaient plus de pouvoir d'affranchissement, et que de nombreux exemplaires n'étaient pas surchargés "specimen" par le pays d'origine, ils furent, à cette occasion, annulés par un cachet linéaire rouge "SPÉCIMEN / COLLECTION / MAURITANIE". Puis, au bas de chaque page fut inscrit le nombre de timbres contenus et la date de l'inventaire, validés par la signature du contrôleur.
Il en résulte que chaque bande de 3 timbres annulés par cette griffe est unique !

En 2011, cette collection commença à être dispersée. En 2012, l'éditeur chypriote James Bendon en acheta (cher !) le volume 8 qui couvrait la période octobre 1939, juin 1942. Les feuilles furent découpées et proposées à la vente sous divers formats.
http://www.jamesbendon.com/mauritaniaarchive.htm

Découpe d'un bas de feuille, présentant les bandes de trois timbres des n° 509, 511, 513, 515 et 517, (émission du 19 février 1942),
annulés "SPÉCIMEN / COLLECTION / MAURITANIE" avec la mention du nombre de timbres sur la page (117),
de la date et du lieu de l'inventaire, Saint Louis (Sénégal) du 19 janvier 1951, et de la signature de contrôleur.

Forces Tchécoslovaques

Lettre (philatélique), affranchie de deux timbres à 1f50 bruns, d'une vignette "CZECHOSLOVAKIA FIGHTS TO WIN" (La Tchecoslovaquie se bat pour gagner).
Oblitérée du cachet "CZECHOSLOVAK FIELDPOST CSPP A 18 SP 44",(CSPP = CzechoSlovenska Polni Posta, la Poste aux armées tchécoslovaque) et d'une censure anglaise "PASSED BY CENSOR n° 11689.

Les 1er et 2e bataillon de char tchécoslovaque participèrent au siège de Dunkerque à partir de septembre 1944. C'est pendant cette période que cette lettre pourrait avoir été expédiée de France donc, et affranchie avec des timbres français. Elle est adressée à l'officier O. Waldstein, du commandement du 1er régiment de tanks, dans les Forces Tchécoslovaques, Bureau Logistique des Armées (B.L.A.), avec en note "On active service" (en service actif).